Clair ARTHUR

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L’artiste Clair Arthur
n’est jamais là où on l’attend.
Dessinateur pour la presse, écrivain, auteur jeunesse, metteur en scène, peintre,
le Vosgien multiplie les supports
et les outils pour dévoiler des oeuvres
parfois monumentales et saisissantes.

Les friches industrielles et les lieux insolites (église ou chapelle) sont ces dernières années, devenues son terrain de jeu favori.

 

En 2012,  au retour d’une année de travail à New York, il investit l’ancienne usine Lardet Babcock à Golbey où il entrepose des toiles grand format.  Fruit de cette année outre-atlantique à croquer la vie de nos semblables américains, à travers son prisme poétique et décalé.

 

Revenu au dessin et au papier sous toutes ses formes comme support privilégié de son art, il pose cette fois ses créations dans l’ancienne papeterie Lana de Docelles, l’une des plus anciennes du département (1592).

Cette friche immense, qui a fait l’objet d’une réhabilitation (EPFL) offre un espace idéal pour faire exulter la créativité de ce magicien qui revisite l’Humain avec onirisme. Dans ce lieu où étaient conçus des papiers de qualité, Clair Arthur suspendra à tous les vents ses étendarts poétiques, à découvrir au fil des salles, tel un grand livre ouvert sur le monde contemporain.

L'exposition

Clair Arthur Salle Papeterie

Une exposition qui débutera dans la salle bâtiment dit de « la masse », qui date du XVIIIème siècle, dotée de remarquables colonnes en grès rose des Vosges.

Une grande salle, qui abritait autrefois une partie du tri des chiffons destinés à être broyés pour fournir la pâte à papier.  Entrant ainsi en totale résonnance avec le travail de l’artiste qui recycle des vieux papiers et les pages de livres pour y imprimer son œuvre.

L’exposition se poursuivra ensuite dans une grande partie du site, sur plusieurs niveaux, autour de différents thèmes et personnages : la foule, les sans abris, les peuples en migration et plus largement la comédie humaine. Soit une centaine d’oeuvres papiers en mouvement livrés au regard du spectateur.

Clair Arthur Exposition de la race des anges à Docelles

A l’issue de cette exposition, sur la terrasse, venez découvrir d’autres œuvres de petits formats cette fois exposés autour et dans l’atelier à roulette, une caravane Airstream que l’artiste a ramené des Etats-Unis.

C’est aussi là que le public pourra se poser pour échanger avec le peintre. Ou  assister à diiférentes rencontres autour du papier et de l’art. Deux mondes « De la race des anges » que Clair Arthur a souhaité réunir dans un bel esprit fédérateur et universel, parce que l’art sublime tout sur son passage.

Fresque mural

Clair Arthur Fresque murale
Clair Arthur Fresque papeterie Lana Docelles Vosges

Dans la salle des colonnes, Clair Arthur réalisera une fresque sur le thème du voyage et de la vie nomade grâce au soutien précieux de l’entreprise bové et de son président Christophe Muler.

Une œuvre éphèmère  en deux parties sur l’un des murs, dont certains éléments seront repris en noir et blanc sur du papier de soie et suspendus dans le site.

Sur ce point, il a bénéficié de l’aide technique de l’entreprise JC Logistique, qui a aussi transporté et installé sur place son atelier à roulette.

Clair ARTHUR - Morceaux choisis

« Pendant très longtemps, mon travail s’est articulé autour du dessin, du théâtre, de la mise en scène, de l’écriture. Parfois, lorsque j’étais invité dans des classes où j’intervenais comme auteur jeunesse, les enfants me demandaient, ce que je préférais faire, écrire, dessiner…
Invariablement, je répondais que j’aimais passer d’une activité à une autre, sans préférence. »

«  Depuis quelques années, ma réponse a changé. Surtout après un exil d’une année à NewYork où je m’étais établi avec l’idée de me consacrer à la peinture et de faire cette plongée jour après jour dans la couleur.
A ce moment là, mon emploi du temps était calqué sur la lumière du jour. Avec elle, je peignais.
Dès qu’elle déclinait, je partais pour de longues errances dans Manhattan. C’était un spectacle permanent que j’essayais de transcrire dans de petits carnets »

« Au terme de cette expérience, où j’avais mis de côté l’aspect caricaturiste de mon travail comme dans mes images d’Epinal par exemple, j’ai abandonné la peinture à l’huile.
Depuis, je privilégie le dessin sur papier, terrain jeu d’un graphisme au trait noir où l’humain évolue entre réalisme et onirisme.
Et où la couleur maintenant se glisse en intruse. »